Construction de bâtiments : Désaccord entre manœuvre et chefs de chantiers

Par MBAINDANGROA DJEKORNONDE ADELPH / Journal le Sahel

Des manœuvres  chefs de chantiers se livrent chaque jour à une guerre dans de chantiers à cause de l’argent.


 Au moment de la paie, les chefs disparaissent avec l’argent de leurs employés ce qui crée de vives tensions.
En cette période de préparatifs de la rentrée scolaire, des altercations  surgissent. En effet, les parents employés dans les chantiers construction des bâtiments, voulant inscrire leurs progénitures à l’école mettent de la pression aux patrons qui leur doivent des salaires. Et généralement les chefs de chantiers ne sont pas toujours sérieux avec leurs manœuvres quand il s’agit de leur donner l’argent de fin de semaine, des bagarres, menaces, intimidations, disputes et confiscations des matériaux de construction surviennent par la suite.  Des exemples sont légion. Au quartier Bololo dans le 2ème arrondissement de la ville de Ndjamena, une bagarre éclate en public obscurcissant la voie aux usagers il y a quelques jours. Ce 15 septembre 2018, un employé du chantier et sa suite attaquent un chef de chantier pour avoir refusé de leur payer. Ils ont par la suite confisqué sa motocyclette. La raison étant donné que les manœuvres lui réclamaient cinq mois de salaire. Outre ce constat, un autre plus affligeant s’est observé dans la région du moyen Chari, dans la ville de Sarh.   Un jeune homme recruté comme maçon qui a vendus des sacs de ciment parce qu’il accusait des arriérés de salaire a été envoyé en prison par son chef. « Cela fait  sept mois que je travaille dans ce chantier avec un monsieur, mais il ne m’a jamais payé après qu’il nous ait payé un salaire de trois semaines. Dès lors il ne nous paye plus nos salaires. A chaque fois qu’on menace de partir, le chef de chantier qui est certes complice du patron nous menace comme quoi, si nous partions, tous nos arriérés de salaires ne seront jamais versés et nous seront perdants » confie un emploi dans un chantier à N’Djaména. « Je suis un chef de famille avec des enfants. J’ai des responsabilités énormes. Je me dois d’inscrire ma fille à l’école privée et aussi mes sœurs vu que l’école publique ne marche plus. Hormis ceux-là, j’ai des bouches à nourrir sans oublier qu’il y a un loyer à payer. J’avais insisté pour que le patron me donne juste 25 000 FCFA pour que je puisse avancer en attendant de trouver un autre fonds, mais il n’a pas répondu» rapporte un employé dans un chantier.

Les chefs de chantier se justifient

Pour les chefs des chantiers, ce n’est pas toujours de leurs fautes si les salaires ne sont pas versés aux employés. Mais la cause est liée directement aux patrons,  c’est-à-dire les propriétaires des chantiers.  Selon un ex employé de Topogec Sarl, le problème de salaire est devenu une affaire nationale. Il croit pour lui que les entreprises ne sont pas la cause, c’est plutôt les nantis qui en sont des réels causes. Mahamat Hessein l’ex patron de MHE Consulting, une entreprise de construction locale, explique que la responsabilité du fait est partagée entre chef de chantier et propriétaire de chantier. « Nous signons des contrats avec les entreprises et nous versons les frais préalablement. Tous ce qu’on veut, c’est avoir notre produit à la fin et au délai prévu… » Réplique Natoingar Fulbert, propriétaire d’un chantier au quartier Gassi à Ndjamena.


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